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Lancer sa start-up en Belgique: eldorado ou calvaire?

Lancer sa propre entreprise n’a jamais été aussi facile qu’aujourd’hui grâce à la multiplication des structures d’accompagnement et de financement destinées à mieux guider les jeunes entrepreneurs. Mais la réalité du marché reste implacable pour le starter inexpérimenté. Et la moindre erreur stratégique se paye cash ! Alors comment éviter de planter son projet? Quels business ont les faveurs des investisseurs en 2016? Et quelles sont les sources de financement à la disposition des entrepreneurs en herbe? Digimedia est parti à la rencontre des principaux acteurs du marché et dresse un état des lieux sans concession d’un écosystème plus mature que jamais, mais également très fragile.

« Si lancer une start-up il y a une quinzaine d’années pouvait relever de l’inconscience, force est d’admettre que l’esprit entrepreneurial se développe grâce aux nombreuses opportunités offertes par la révolution digitale et un marché du travail de plus en plus incertain », lance d'emblée Cédric van Kan, entrepreneur et co-fondateur de Social.Lab Brussels. « L’entrepreneuriat est devenu hype en Belgique », constate de son côté avec satisfaction Bruno Wattenbergh, Directeur Opérationnel d’Impulse Brussels (ex Agence Bruxelloise pour l’Entreprise).

« Un shift mental s’est produit. De plus en plus de jeunes rêvent de lancer leur boîte grâce aux structures et à l’argent disponible sur le marché », confirme Jean-Marc Poncelet, CEO de la plateforme BetterStreet.

« Les jeunes ont changé. Ils désirent créer une belle entreprise, à forte croissance, en acceptant de partager le capital et le pouvoir de décision », observe Bruno Wattenbergh. Ils sont dès lors plus nombreux à passer à l’acte, car les barrières à l’entrée se sont estompées, tandis que les écoles intègrent plus souvent des cours d’entrepreneuriat. Par conséquent, « les projets sont mieux préparés à l’aide des méthodologies modernes comme le Business Model Canevas », constate le responsable d’Impulse.

« Pour améliorer la situation par rapport à un marché comme les États-Unis, « il faudrait davantage travailler l’image positive de l’entrepreneur en relayant les réussites et s’intéresser aux parcours des entrepreneurs eux-mêmes », estime Claire Munck, CEO de Be Angels & Women Business Angels Club.

L’année 2016 se dessine donc déjà comme un grand cru pour le marché des start-up digitales en Belgique. « La plupart de celles qui se lancent utilisent un market place, recourent à l’analyse des données et disposent d’un modèle économique reposant sur l’Internet des objets », analyse Omar Mohout, Software Engineering & ICT chez Sirris.

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